Haute couture : un art de vivre à la française ?

Haute couture : un art de vivre à la française ?

Mille fois annoncée ces quarante dernières années, sa disparition n’est pourtant pas à l’ordre du jour, comme l’explique ici Guénolée Milleret, ancienne responsable des archives documentaires de la maison Yves Saint Laurent. Au milieu du XIXe siècle, Charles Frederick Worth fonde sa « maison spéciale de nouveautés confectionnées », campant dès lors la posture du grand couturier qui « signe » ses modèles comme un artiste ses œuvres. Depuis plus d’un siècle et demi, les maisons inscrites à la Chambre syndicale de la couture parisienne écrivent un chapitre de l’histoire de la haute couture, cette organisation commerciale subtile dont la clé de voûte est un savoir-faire ancestral doublé d’un sens aigu de la mise en scène. Si pendant des décennies elle a donné le ton des saisons, la haute couture a cessé de dicter au monde sa mode.

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Guénolée Milleret

Ancienne responsable des archives documentaires de la maison Yves Saint Laurent, Guénolée Milleret est aujourd’hui auteure et enseignante dans le domaine des arts appliqués. Outre des articles, elle a publié de nombreux ouvrages dont Haute Couture. Histoire de l’industrie de la création française (Eyrolles, 2015), Les folles heures de la vie d’une Parisienne (Eyrolles, 2013), La mode du XIXe siècle en images (Eyrolles, 2012).